Get Away, le film [traduction française]

[English speakers -> click here]

[Nous avons décider de filer un coup de main à des amis au Myanmar pour monter un projet de film avec collecte participative sur Kiss Kiss Bank Bank. Comme le projet est en anglais, nous avons jugé utile de publier une traduction en français sur TIB.

Pour accéder au projet (en anglais donc) sur Kiss Kiss Bank Bank (et contribuer !) – > Get Away, le projet

La page Facebook du projet – > www.facebook.com/GetAwayKayanmovie

Merci

TIB]

Présentation détaillée du projet

Img_9275-003-1431606227

Un mot du réalisateur, Philip Soe Aung

L’ethnie Kayan vit dans une région montagneuse de l’est du Myanmar. Ils sont 50 000 environ, dans l’État le plus petit et le plus pauvre du pays, l’État Kayah. Pendant presque 60 ans, les ethnies de cet État se sont battues contre l’armée de la junte birmane, pour assurer leur droit à l’auto-détermination et à la démocratie pour tous les habitants du Myanmar, toutes ethnies confondues. Aujourd’hui, l’État Kayah est en paix. Mais les conditions de vie des ethnies et tribus demeurent précaires et il demeure difficile pour elles de se faire entendre au niveau national.

Je m’appelle Philip, j’ai 21 ans. Je suis d’origine Kayan et Kayaw [une autre ethnie locale, ndlr]. Je vis à Loikaw, la capitale de l’État et je travaille pour un groupe local d’activistes, UKSY (Union de la jeunesse de l’État Karenni – Karenni est un nom générique qui englobe toutes les ethnies de l’État). Cette organisation aide la population à lutter contre les injustices : confiscations de terres par l’armée, projets miniers destructeurs, manque d’éducation…

Avec le soutien de mon organisation, je tourne des documentaires pour dénoncer ces problèmes.

Mais aujourd’hui, je voudrais faire quelque chose de différent, pour exprimer pleinement ma culture Kayan. Pas un documentaire pour susciter la pitié, mais un film, un divertissement, pour montrer ce que je suis capable de faire. Un film que les Karenni pourront apprécier, mais pas seulement. Pour raconter notre quotidien, à l’aide d’une fiction, et dénoncer certains aspects trop conservateurs de notre société.

Nous devons prouver que nous sommes capables de créer notre propre culture et pas seulement d’absorber celle des autres. Pas seulement d’informer avec des documentaires sur les problèmes humanitaires du secteur. Je pense que la liberté artistique est un bon moyen pour s’émanciper. La jeunesse d’ici n’a pas d’espace pour s’exprimer, pour se divertir et créer. Pas d’espace dédié à l’art, à la musique, encore moins de bars ou de boîtes de nuit pour se défouler. Nous voulons changer ça. En créant le premier film Kayan.

Ce film, d’une heure environ, sera un film noir. L’intrigue se déroulera autour de Loikaw et évoquera des problèmes rencontrés par les ethnies et jamais encore montrés à l’écran. Pour l’instant, le titre du film est Get Away. [to get away = s’enfuir, s’en aller, ndlr] Get Away, pour s’échapper. Se libérer d’un passé trouble et construire une vie nouvelle, libre.

L’intrigue

Img_4465-1431605985

Alex avait 13 ans quand elle a été forcée à rejoindre un groupe armé local. Dix ans plus tard, elle réussit à s’en sortir en grimpant les échelons. Les personnages rencontrés au cours de son enfance de soldat lui ont fourni les clés pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille : trafiquer de la drogue. A la tête d’un business florissant, sa célébrité vient aussi du fait qu’elle est la seule dealeuse des environs.

Être une femme dans ce milieu interlope demande du cran. Elle doit assurer sa place face à la concurrence. Au début du film, Alex a de sérieux ennuis. Ses arrangements avec les groupes armés locaux et certains officiers de police corrompus sont en train de tomber à l’eau. Parmi ses habitués , accros au yaba (méthamphétamine), il y a James, un jeune journaliste témoin de ses difficultés. Alors qu’il tente de se sevrer, il n’arrive pas à l’oublier. Ensemble ils pourront lutter pour trouver une autre voie.

Le message

Dans l’État Kayah, la drogue est un réel problème qui n’intéresse guère les autorités. Les méthamphétamines sont très accessibles et pendant longtemps les groupes armés ont encouragé la culture de l’opium, prélevant au passage une partie des revenus générés. Les trafiquants font ce qu’ils veulent et les organisations locales manquent de fonds pour venir en aide aux personnes dépendantes.

Fumeurs-1431842055

Le personnage principal est une femme. Un choix éclairé qui vise à promouvoir les droits des femmes dans notre État. Dans notre société, les femmes sont considérées comme inférieures. Une femme ne doit pas prendre trop de place, parler trop fort, encore moins boire, fumer, sortir la nuit.

Img_2996-1431838053

Le film sera en Birman, en Kayan, en Kayah avec des sous-titres anglais.

Une fois terminé, le film sera sur Youtube (de toute façon il ne passerait pas la censure).

Si nous réussissons à terminer le film, nous distribuerons des copies lors d’événements humanitaires au Myanmar.

March_-1431842084

L’équipe du film

Beaucoup de membres de l’équipe n’ont aucune expérience mais leur motivation est réelle.

Img_9288-1431606559

Philip Soe Aung : Je tourne des documentaires pour UKSY et je passe beaucoup de temps derrière la caméra à me perfectionner, en autodidacte.

Img_9295-1431606805

Taw Mas : 21 ans, le plus expérimenté, il a déjà tourné des court-métrages sur la jeunesse Kayan, mais ses réalisations sont restées très confidentielles…

Img_9297-1431606920

Dee Dee : l’un des activistes les plus importants de l’État. S’il n’a pas d’expérience en tant qu’acteur, il s’y connaît en groupes armés et officiers de police corrompus. Un grand soutien pour le projet.

Img_9292-1431607027

Bu Myar : 22 ans, peut-être`pas encore célèbre mais pourrait le devenir. Elle incarne Alex car c’est la seule fille des environs à avoir le cran de le faire. Elle travaille aussi pour UKSY.

Img_9300-1431607118

James : 23 ans, son premier rôle mais cela lui va comme un gant. Il enseigne les droits de l’homme pour une organisation sœur de UKSY, KNGY (Nouvelle Génération Kayan).

Acteurs/trices et l’équipe technique :

Alex : Bu Myar

James : James

Officier de police corrompu : Dee Dee

Flic camé : Jovani

Leader de groupe armé : Saw Maung

Gangster Ko Gyi : Antonio Ko Gyi

L’oncle de Ko Gyi : Dominic

Soldats de groupés armés : Freddy Ko Latt, Bru Ri, Shan Lay, Lopu Gyi, Tereh

Mécano : Philip Soe Aung

Alex (à 13 ans) : Caroline

L’amie d’Alex : Catherine

Les addicts : Tin Maung (étudiant), Kyaw Mint (homme d’affaires), Veronica (prostituée), Gino (gangster), Myo Aung (soldat)

Réalisateur : Philip Soe Aung

Assistant : Taw Mas

Camera : Philip Soe Aung, Khu Tu Tu Lay

Son : Tin Maung

Lumière : Bar To

Décors : James

Maquillage : Soe Paing

Costumes : Tun Tun Oo

Effets spéciaux : Phar Mael

Communication : Matthieu Baudey, Carole Oudot

Producteurs: Philip Soe Aung, Taw Mas, Dee Dee

Scénario : Philip Soe Aung, Taw Mas

Musique : Aigh Bote

Graphic Designer : Oattra Aung

Camera (assistant) : Steven Red Star

Facebook : Get Away, the movie

À quoi servira la collecte ?

Pour le moment, nous manquons d’à peu près tout ce qui pourrait contribuer à faire de ce film autre chose qu’un projet amateur.

Nous tournons avec un Canon 550D, qui n’est pas à nous. Trouver ce type de matériel n’est pas aisé, Loikaw est à 15 heures de bus de Yangon, la capitale économique du Myanmar. Nous n’avons pas de micro non plus alors nous faisons surtout du repérage pour les tournages et le scénario est complété jour après jour. Même lancer une campagne sur Internet avec une connexion très très lente et les coupures de courant quotidienne est un challenge ! C’est pour cela que nous avons besoin de votre aide.

J’espère que notre projet a réussi à titiller votre curiosité !

Pourquoi 4000 € ?

Pour un film, c’est un petit budget mais nous pourrions couvrir la majorité de nos dépenses avec cette somme. Si jamais la collecte dépasse les 4000 euros, cela nous servira à améliorer encore la qualité de notre film, en nous procurant des logiciels pour la post-production et du matériel supplémentaire. Ci-dessous nous avons établi une liste précise de nos besoins. 

Pour le matériel de tournage → 2 800 euros

– camera (DSLR) : 1 000 €

– ordinateur pour le montage : 1 000 €

– micro, trépied, pour fabriquer un traveling, pour les lumières… : 800 €

Accessoires → 2 200 euros

– location de voiture, moto : 300 €

– uniformes (soldats, policiers etc) : 1 200 €

– cinq lieux de tournage différents (location) : 200 €

Avec l’aide de :        UKSY, activistes et défenseurs des droits de l’homme

Logo-1431608072

 

Publicités
Cet article, publié dans Social, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :