Cessez-le-feu en Birmanie, les ethnies toujours méfiantes

Copyright Democratic Voice of Burma, les derniers pourparlers pour la paix à Chiang Mai, Thaïlande, le 29 décembre dernier.

Le président birman Thein Sein a déclaré samedi, à l’occasion de son allocution radiophonique mensuelle, qu’un accord de cessez-le-feu serait trouvé prochainement, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

La prochaine étape dans la négociation du processus de paix entre le gouvernement birman et les groupes ethniques armés se déroulera à Hpa-An, à l’Est de Rangoon, dans l’Etat Kayin. Elle servira entre autres à décider la date de signature de l’éventuel cessez-le-feu.

Cette réunion entre gouvernement et groupes ethniques se déroulera la semaine prochaine. La rencontre de Hpa-An a déjà été reportée deux fois, d’après Democratic Voice of Burma. Selon le Myanmar Times, les négociations ne reprendront pas avant la fin du mois.

Le gouvernement birman espérait la signature d’un cessez-le-feu national pour fin 2013. C’est pour cette raison que négociateurs de la Shan State Army-South (SSA-S) et ceux du Burmese government’s Internal Peace-making Committee (IPMC) s’étaient retrouvés à Chiang Mai (nord de la Thaïlande) le 31 décembre dernier.

Seize des groupes ethniques armés de Birmanie forment la Nationwide Ceasefire Coordination Team (NCCT). La NCCT a signé le programme de cessez-le-feu dessiné par le gouvernement, d’après Democratic Voice of Burma. Mais la SSA-S l’a rejeté. C’est pour cette raison que ses représentants ont rencontré, seuls, les officiels du gouvernement. Un sommet qualifié de très productif par ceux-ci.

Mais si certains groupes ethniques s’opposent encore à la mise en place d’un processus de paix, c’est parce que le gouvernement impose le désarmement. Interrogé par RFI, un leader de l’ethnie Palaung (qui se trouve au nord-est du pays) explique que ce désarmement n’est pas envisageable pour eux parce que les groupes ethniques ont peur de devenir vulnérables face à l’armée gouvernementale. « Le gouvernement nous met au pied du mur, pour nous forcer à désarmer », explique le leader Palaung.

Les groupes ethniques exigent des garanties solides de la part du gouvernement. Ils souhaitent par exemple gérer eux-mêmes les ressources naturelles de leurs territoires respectifs. Et estiment qu’un système fédéral serait la seule solution pour stopper les conflits.

Carole Oudot

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